Sitographie

Formation des pluies acides (partie 1) :

https://www.maxicours.com/se/fiche/4/8/391284.html/ts

https://www.kartable.fr/ressources/physique-chimie/methode/calculer-la-concentration-en-ion-h-sub-3-sub-o-sup-sup-a-partir-du-ph/22726

http://www.cheneliere.info/cfiles/complementaire/carrefour_sciences10_9782765105671/errata/Chapitre_06.pdf

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/pollution-causes-pluies-acides-1128/

https://ucanr.edu/sites/Salinity/Salinity_Management/Effect_of_salinity_on_soil_properties/Effect_of_pH_sodicity_and_salinity_on_soil_fertility_

Conséquences des pluies acides et chaulage (partie 2) :

https://comifer.asso.fr/images/pdf/colloque_bouthier.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chaulage

http://www.vedura.fr/environnement/eau/pluies-acides

http://www.web-agri.fr/conduite-elevage/culture-fourrage/article/faut-il-chauler-les-prairies-1178-118649.html

https://en.wikipedia.org/wiki/Cation-exchange_capacity#/media/File:CEC_pH.svg

http://www.nzdl.org/gsdlmod?e=d-00000-00—off-0hdl–00-0—-0-10-0—0—0direct-10—4——-0-1l–11-en-50—20-about—00-0-1-00-0–4—-0-0-11-10-0utfZz-8-00&cl=CL1.16&d=HASH412cd503b5262205ac14c6.13.4&gt=1

Photos :

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/91/Riotintoagua.jpg/290px-Riotintoagua.jpg

https://static1.squarespace.com/static/583ca2f2d482e9bbbef7dad9/t/591a074f29687facef046cdd/1494878052181/comparison+pluie+acides?format=750w

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/RhytismaAcerinumDetailU.jpg/220px-RhytismaAcerinumDetailU.jpg

https://www.indiatoday.in/education-today/gk-current-affairs/story/acid-rain-320520-2016-04-28

https://www.agrireseau.net/blogue/94678/pourquoi-investir-dans-le-chaulage

https://www.google.com/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=images&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi1vemms-_fAhVHgxoKHUkHAu8QjRx6BAgBEAU&url=https%3A%2F%2Fwww.futura-sciences.com%2Fplanete%2Fquestions-reponses%2Fpollution-causes-pluies-acides-1128%2F&psig=AOvVaw3OaSwqfdZeQeFTq8hRIvCi&ust=1547628424061355

http://www.astronoo.com/fr/articles/pluies-acides.html

Vidéos :

https://slideplayer.fr/slide/3697871/67/video/Les+pluies+acides..mp4

Synthèse personnelle :

https://www.bac-s.net/infos/bien-ecrire-sa-fiche-de-synthese-de-tpe.php


Conclusion

En conclusion, la pluie acide est un sujet actuel qui représente un problème majeur dans certaines régions du monde. Il se traduit par la destruction de la faune et de la flore, sauvages comme agricoles.

Des solutions ponctuelles existent comme le chaulage préventif ou réparateur dont nous avons étudié les bienfaits dans le cas de la croissance du persil.

Si certaines causes naturelles des pluies acides, comme les volcans, ne peuvent pas être contrôlées, l’Homme a sa part de responsabilité en ce qui concerne les émissions de gaz.

Les volcans, les usines et les voitures émettent des gaz comme le dioxyde de soufre, le dioxyde d’azote et le dioxyde de carbone qui réagissent dans les nuages pour acidifier la pluie causant les effets précédemment cités.

On voit ainsi que le problème des pluies acides entre dans la problématique plus globale de la pollution de l’environnement : effet de serre, réchauffement climatique …

C’est à notre génération de prendre le relais de nos parents pour œuvrer à la préservation de notre planète.

Limiter les effets des pluies acides sur le persil

Limiter les dégâts causés par les pluies acides est essentiel pour préserver les lacs, la faune et la flore. Nous avons décidé de nous concentrer sur la flore, en particulier sur le persil.

Le persil, du latin Petroselinum crispum, est une plante herbacée de la famille des Apiacées. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Persil) Il est souvent utilisé en cuisine ou même en médecine. Nous avons choisi d’utiliser le persil car c’est une plante qui peut se semer toute l’année et qu’elle pousse assez rapidement. Comme nous avons commencé notre expérience en novembre, il était nécessaire d’avoir une plante qui répondait à ces deux conditions.

L’expérience que nous avons réalisée s’est étalée sur trois mois. Nos objectifs étaient d’étudier :

  • la croissance du persil lorsqu’il est soumis à des pluies acides

D’après nos recherches bibliographiques (voir partie 2), les plantes soumises à des pluies acides subissent un jaunissement à cause d’une perturbation de la photosynthèse due à l’acide.

  • l’influence du chaulage (procédé présenté dans la partie 2) sur la croissance du persil

En effet, le chaulage peut être utilisé à la fois comme moyen préventif ou comme moyen réparateur. Il est supposé permettre aux plantes de ne pas être attaquées par l’acide et de croître normalement.

Nous avons donc testé deux types de chaulage différents : un avant arrosage des plantes avec l’acide (effet préventif) et un après (effet réparateur).

Les hypothèses de départ étaient donc :

  • une plante soumise à une pluie acide va jaunir
  • un chaulage (préventif ou réparateur) va empêcher le jaunissement

I) Présentation du protocole de l’expérience

Le protocole d’expérience suivant a pour objectif de vérifier les hypothèses présentées ci-dessus. Il se compose de deux parties : la préparation des pots et le protocole d’arrosage.

  1. Préparation des pots de persil

Nous avons préparé six pots contenant des graines de persil et du terreau identiques.

Nous avons utilisé un persil de la variété Gigante d’Italia pour différentes raisons mentionnées précédemment:

  • c’est une plante annuelle
  • sa pousse est rapide
  • il peut se cultiver en pots

Nous avons utilisé un terreau de pH de 6,5 pour deux raisons :

  • c’est ce qui est recommandé pour favoriser la croissance des plantes tel que le persil durant l’hiver.
  • c’est un pH presque neutre, ce qui est une condition nécessaire  car notre expérience s’intéresse à l’influence de la pluie acide et de la chaux et non à celle du terreau.

D’après les indications visibles sur le sac de terreau, celui-ci se compose de tourbe de sphaigne et de carex, de compost d’écorce, de fumier, de fibre végétale et d’engrais organique.

Les pots ont été préparés le 28/10 que nous nommerons J1.

Les six pots que nous avons préparés sont :

  • deux pots témoins. Nous les arroserons simplement avec la pluie acide.
  • deux pots, au départ identiques aux deux pots témoins, dans lesquels nous prévoyons d’ajouter de la chaux (sur le terreau) après arrosage par la de pluie acide .
  • deux pots avec de la chaux mélangée à leur terreau au moment de la plantation du persil, soit avant l’arrosage.

2. Protocole d’arrosage

Les 6 pots ont été placés en extérieur dans une zone semi-ombragée.

Nous n’avons pas eu besoin d’arroser le persil avec de l’eau durant les 6 premières semaines de l’expérience en raison des pluies fréquentes que nous avons eues en novembre.

Au bout de ces six semaines, nos plantes avaient suffisamment poussé pour commencer l’arrosage avec l’acide.

La pluie acide que nous avons utilisée est celle de pH 4,5 que nous avions réalisée par dilution en laboratoire de chimie (voir partie 1).

Nous avons réalisé 3 arrosages acides à J 51, J 58 et J 75. Pour se faire, nous avons pris un verre doseur et arrosé chaque pot de persil avec 40 mL de solution acide.

Les dates d’arrosage sont :

  • 17/12/18 soit J 51
  • 24/12/18 soit J 58
  • 10/01/19 soit J 75

3) Tableau récapitulatif :

 

II) Observations et interprétations

Dans cette sous-partie, nous présenterons les résultats de nos observations des 6 pots puis les interprétations que nous en avons tirées.

On notera que dans les tableaux, nous avons appelé les pots :

  • pots “chaux après”, les pots où l’on ajoutera la chaux après l’arrosage d’acide. Ce sont donc les pots qui représentent le chaulage à effet réparateur.
  • pots “chaux avant”, les pots où on a introduit la chaux dès le semis. Ce sont donc les pots qui représentent le chaulage à effet préventif.

1er Arrosage avec l’acide le 17/12

2ème Arrosage avec l’acide le 24/12

3ème Arrosage avec l’acide le 10/01

  Nous avons mis la chaux sur les pots “chaux après”. La chaux est en surface du terreau.

NB : A ce stade, nous avons eu l’idée de goûter les différents persils mais cela s’est avéré très difficile de trouver des différences de goûts.

Conclusions sur nos observations :

Toutes les pousses ont atteint la même taille : 15 mm

Les plantes avec la chaux dans le terreau dès le départ ont conservé leur couleur verte et se sont bien portées alors que les autres pots ont jauni et se sont affaiblis.

Interprétations :

Rappelons que nos deux hypothèses étaient :

  • une plante soumise à une pluie acide va jaunir
  • un chaulage (préventif ou réparateur) va empêcher le jaunissement
  1. Une plante soumise à l’acide va jaunir

Les résultats que nous avons obtenus nous ont permis de vérifier cette hypothèse. En effet, nous avons observé un jaunissement de nos plantes témoins qui ont seulement subi l’arrosage à l’acide. Nous pouvons donc dire que oui, une plante soumise à l’acide va jaunir.

A ce stade, il est important de noter que pour vérifier véritablement cette hypothèse, nous aurions dû prévoir 2 “vrais” pots témoins qui auraient été arrosés avec 40 mL d’eau neutre aux mêmes moments que les 6 autres pots étaient arrosés avec de la pluie acide.

     2. Un chaulage (préventif ou réparateur) va empêcher ce jaunissement

Premièrement, nous avons observé que dans les pots où nous avons mis la chaux avant arrosage acide, les feuilles sont restées vertes alors que celles du pot témoin ont jauni. Nous pouvons donc en conclure que le chaulage à effet préventif a fonctionné.

Deuxièmement, nous avons observé que dans les pots où nous avons mis la chaux après le 3ème arrosage acide, les plantes se sont comportées exactement comme les plantes témoins, c’est à dire elles sont restées jaunes. Nous pouvons donc en conclure qu’à la date des dernières observations, à J 80, soit 5 jours après l’application de la chaux, nous n’avons pas observé d’effet réparateur du chaulage.

Or, d’après nos recherches effectuées dans la partie 2, nous savons que le chaulage à effet réparateur est utilisé et qu’il est efficace.

Nous avons essayé de trouver des raisons à l’échec de cette partie de notre expérience en se posant la question : Pourquoi le chaulage à but réparateur n’a pas pu être observé sur nos plantes?

Nous avons pensé à plusieurs paramètres qui expliquerait cet échec :

  • la chaux n’a pas été correctement utilisée par le terreau et les plantes.

Est-ce que nous l’avons appliquée de la bonne manière ?

Peut-être que la chaux est restée en surface du pot et qu’elle ne s’est pas mélangée avec le terreau. Si c’est le cas, elle n’a donc pas pu agir sur le persil.

  • nous n’avons pas eu assez de temps pour observer l’effet réparateur.

En effet, nous n’avons eu que 5 jours (entre J 75 et J 80) pour observer nos plantes. Nous allons donc continuer les observations après la remise du TPE.

Ces dernières remarques montrent les limites du protocole mis en place au départ.

Cependant, de nombreuses autres questions restent à se poser :

  • Est-ce que le choix du persil était judicieux ? Peut-être que le persil est une plante qui est trop résistante ?
  • Est-ce que la solution de pH 4,5 était assez acide ?
  • Est-ce que nous l’avons appliquée de la bonne manière ? dans une quantité suffisante ? et avec la bonne périodicité ?
  • Est-ce que nous n’aurions pas dû préparer plus de pots pour pouvoir conclure de manière statistique ?

CONCLUSION

A travers cette étude, nous avons mis en évidence l’effet d’une solution acide sur le persil et testé un moyen d’en limiter les conséquences : le chaulage.

Nous avons pu observer deux choses intéressantes : le jaunissement des pots témoins et la résistance des pots dans lesquels la chaux avait été introduite dès le départ (effet préventif). Seule l’expérience avec la chaux introduite après arrosage acide (effet réparateur) n’a pas montré les résultats attendus dans le temps imparti.

Lors de l’interprétation des résultats, nous nous sommes posés beaucoup de questions sur la pertinence de notre protocole. Nous nous sommes rendus compte que nous n’avons pas maîtrisé les paramètres avec notre niveau de 1ère S. Notre protocole avait des limites. Il faudrait pour améliorer s’appuyer sur le savoir-faire du domaine des plantes.

Les pluies acides : conséquences et moyens pour les limiter

 

Les pluies acides peuvent avoir un effet dévastateur sur les écosystèmes, la vie animale et végétale, terrestre et sous-marine, dû à l’acidification des milieux de vie.

Nous étudions ici les conséquences d’une acidification:

  • sur les milieux aquatiques avec le cas des lacs.
  • sur les milieux terrestres avec le cas des plantes.

Nous évoquerons également rapidement les pluies acides sur les bâtiments et sur la santé.

 

I) Le cas des lacs

Les lacs sont des étendues d’eau limitées et fermées. C’est pourquoi ils sont très sensibles aux pluies acides avec le facteur de dilution est plus important.

  1. Conséquences des pluies acides sur les lacs.

En Europe de l’Est et en Amérique du Nord principalement, les lacs sont très fortement acidifiés par les pluies. Les lacs deviennent limpides et transparents.

L’augmentation du pH au-delà des limites de survie des espèces aquatiques vivant dans les lacs, entraîne progressivement la mort de celles-ci. Chaque espèce a en effet une fourchette de pH où elle peut vivre, et, si les bornes sont dépassées, les espèces ne survivent pas longtemps.

Cela aboutit à la disparition de certaines espèces comme les salmonidés, les escargots, les écrevisses ou encore les planctons. Les espèces mangeuses de planctons se raréfient et les animaux qui ont besoin de poissons pour se nourrir du mal à survivre.

D’autres espèces vont s’adapter et développer des résistances à l’acidification et vont au contraire proliférer, comme l’anguille, le brochet, les vers de vase ou les larves de libellule, ce qui déséquilibre tout l’écosystème puisque la chaîne alimentaire naturelle est modifiée.

Cette acidité touche également les zones terrestres à proximité des lacs. Par conséquent, les oiseaux,  mammifères ou autres animaux vivant près des points d’eau, peuvent également être contaminés par ce qu’ils ingurgitent.

Cette eau acidifiée s’infiltre également dans les sols autour et tue les plantes tels que les roseaux ou des plantes aquatiques. De plus, l’augmentation d’ions hydronium favorise la libération de métaux lourds contenus dans le sol, qui en se mélangeant aux eaux deviennent un danger pour la biodiversité.

Les scientifiques se sont penchés sur le sujet et plus particulièrement sur les solutions qui vont aider à résoudre ce problème d’acidité des eaux.

 

     2.   A quoi sert le chaulage dans un lac?

Le chaulage, procédé qui consiste à insérer du calcium dans l’eau permet au pH de remonter et donc de régler le problème d’acidité des eaux de manière ponctuelle sur une durée déterminée selon la quantité de chaux insérée.

Il s’agit de répandre un réactif basique qui va neutraliser le pH du milieu ciblé. La chaux va alors passer en phase aqueuse dans le lac et compenser l’acidité en éliminant les ions hydronium, responsables de l’acidité.

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Cette technique a cependant une limite: son coût.

Prenons le lac d’un volume de 500 millions de m³, soit pour se donner une idée, un volume 9 fois plus grand que le lac de St Cassien qui a un volume de 60 millions de m³.

Ce lac doit contenir environ 5 millions de moles d’ions hydronium pour avoir un pH de 5 et donc être classé parmi les eaux acides. Pour faire augmenter le pH et le ramener à une valeur normale soit pH = 6/7, il faut y introduire environ 2,25 millions de moles de carbonate de calcium (ou chaux). La masse à introduire dans le lac est donc de 126 tonnes puisque la masse molaire de la chaux est de 56 g / mol. Le prix du carbonate de calcium étant d’environ 1200 € la tonne, le coût pour un lac de 500m³ est d’environ 151 200 € auquel il faudra ajouter les frais des avions utilisés pour répandre la chaux (modèles cousins des canadairs).

Le chaulage est donc un moyen efficace pour limiter les conséquences des pluies acides malgré son coût.

Le chaulage a également d’autres avantages pour la biodiversité et la santé de l’écosystème. Par exemple, le calcium contenu dans la chaux se dissout dans l’eau. Celui-ci est ensuite absorbé et utilisé par des écrevisses et des moules pour assister la croissance des os et de la coquille.

II) Le cas des plantes

  1. Conséquences sur les plantes.

Les pluies acides posent aussi problème dans les sols et sur les plantes qu’elles touchent. En effet, elles entraînent une augmentation de l’acidité des sols et la destruction de la faune et flore terrestres. Cependant, dans le sol, ce n’est pas directement  l’augmentation de l’acidité qui est destructeur mais le fait qu’un métal lourd se libère dans le sol après le passage des pluies acides : l’aluminium.

La toxicité de certaines formes solubles de l’aluminium dans le sol, constitue la principale cause de pertes de production des cultures dans les sols.

En effet, lorsque les sols s’acidifient fortement, la dissolution de certains composés aluminiques (argiles minéralogiques, hydroxydes …) libère dans la solution du sol, différentes formes ioniques de l’aluminium.

Ce métal s’infiltre dans le sol et empêche les plantes de correctement absorber l’eau puisque l’aluminium se colle aux racines et endommage leur système d’absorption. Ces atomes d’aluminium réagissent avec les nutriments présents directement dans le sol ce qui augmente l’acidité des sols. C’est donc un cercle sans fin. Cette hausse d’acidité n’est pas favorable au développement de champignons et les vers de terre ne survivent pas. Ces deux éléments sont pourtant vitaux pour la survie des plantes et l’équilibre des écosystèmes.

De plus, la pluie acide ne fait pas que s’infiltrer dans le sol, elle tombe également sur les feuilles qui s’abîment. Cette pluie détruit la cuticule, une couche protectrice des arbres, ce qui entraîne la décomposition des chlorophylles et par conséquent les plantes ne sont plus capables de réaliser la photosynthèse. L’impossibilité de réaliser la photosynthèse a des conséquences très visibles : en effet les feuilles perdent leur couleur verte et deviennent peu à peu jaunes, rouges ou marrons et finissent par tomber.

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Le schéma suivant nous montre une autre conséquence d’une diminution du pH : la diminution des nutriments essentiels aux plantes dans le sol.

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Comme nous le montre ce schéma, un pH bas correspond à une diminution importante des taux de phosphore, d’azote, de calcium et de soufre, tous essentiels à la survie des plantes. Les besoins nutritionnels des plantes varient selon l’espèce, mais pour la plupart des plantes, le pH idéal se trouve entre 6,2 et 7,3.

En outre, une diminution du pH du sol réduit la capacité d’échange cationique (CEC) de cette terre. La CEC est la capacité du sol à se fixer et à échanger les cations qui l’entoure. Cette propriété est essentielle à la fertilité de la terre, car la plupart des nutriments se trouvent sous forme de cations (Ca 2+ , Mg 2+ , K + , N +).

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Comme on le voit sur le schéma, une particule de sol a des zones possédant des charges électriques négatives. Ceci permet aux nutriments dans le sol de s’attacher aux particules grâce à une attraction électrostatique. Lorsque le pH diminue (et la concentration de cations H + augmente), on voit que les ions H + s’attachent à ces zones chargées du sol, réduisant énormément sa capacité à absorber des nutriments et à les transférer aux racines des plantes.

     2. A quoi sert le chaulage dans un sol acide?

Préventif ou curatif, le chaulage est un procédé écologique et utilisé depuis longtemps en agriculture qui consiste à apporter de la chaux ou tout autre dérivé calcique à la terre.

NB : Le chaulage est utilisé principalement en agriculture, les forêts dévastées par l’acide ne reçoivent pas souvent les bénéfices du chaulage.

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Dans un sol acide, sa fonction est légèrement différente que dans un lac. En effet, le chaulage compense le calcium manquant dans le sol après le passage de la pluie et favorise la décomposition des matières organiques. Il rend la terre plus neutre en diminuant l’acidité qui détruit les plantes. Il neutralise également l’aluminium qui s’est formé suite aux pluies acides. Le calcaire désinfecte aussi les sols et empêche la prolifération des champignons nocifs, mousses, insectes et maladies. A plus grande échelle, les racines des arbres sont protégées, la terre plus légère et plus fertile et dans une certaine mesure, le calcaire favorise le développement des fruits, légumes, feuilles et fleurs.

Il est important de laisser du temps entre deux chaulages : tous les 2 ou 3 ans en moyenne pour un chaulage préventif.

Les sols sablonneux ne nécessitent que 400 à 1 000 kg de chaux vive par hectare alors que les sols argileux peuvent nécessiter jusqu’à plus de 3 tonnes par hectare.

Les doses sont calculées en fonction du pH tampon du sol et du pH que l’on veut obtenir. Pour un chaulage d’entretien des prairies, par exemple, la dose est réduite à 1 à 2 tonnes par hectare et par an. La chaux est souvent déposée en surface et peut être légèrement incorporée à la terre.

REMARQUE : Une question que nous pouvons nous poser est jusqu’à quelle profondeur la chaux doit elle être introduite dans le sol ?

Une réponse de la part de la météorologue nous éclaire sur cette question là :

Que pensez vous du chaulage comme une solution à l’acidité et quelles alternatives nous proposeriez vous?

Il a été montré que la chaux est utile pour la surface de la terre mais pas de manière  profonde. Cependant beaucoup de plantes prennent justement leurs nutriments plus profondément que là où la chaux agit. Ce qui veut dire que l’utilisation de la chaux serait utile seulement sur les cultures avec des racines peu profondes.

Les solutions pour prévenir ou réparer les dégâts causés par les pluies acides en agriculture existent donc mais elles sont extrêmement coûteuses. En effet comme nous l’avons expliqué, le chaulage des eaux ou des terres est une solution qui demande une somme d’argent que les agriculteurs ne peuvent pas se permettre. Ce sont donc les conseils régionaux  voire même les gouvernements qui prennent en charge notamment avec une augmentation des impôts, comme par exemple en Suède, à la fin des années 90 et au début des années 2000.

III) Autres conséquences des pluies acides.

  1. Conséquences sur les bâtiments

La présence d’acide dans les pluies accroît considérablement la destruction de la pierre et du métal. En effet, les pluies acides contiennent des polluants riches en soufre qui se déposent sur les pierres calcaires et leur donnent une texture friable.

De nombreux bâtiments célèbres, construits à partir de calcaire, ont été dégradés par les pluies acides au fil des années : le Parthénon en Grèce, le Taj Mahal en Inde, le Colisée en Italie ou encore de nombreuses cathédrales du monde. Malheureusement le calcaire n’est pas la seule matière touchée, les métaux sont victimes de la corrosion. La corrosion désigne l’altération d’un matériau par réaction chimique avec un oxydant. Elle intervient dans certaines formes d’usure des surfaces dont les causes sont à la fois chimiques et mécaniques. Un exemple des plus marquants est la Statue de la Liberté aux Etats-Unis, dont le cuivre s’oxyde au contact des pluies acides.

Les pluies acides provoquent également l’érosion des bâtiments dans les régions industrielles. Le calcaire et le marbre se dissolvent. Les structures métalliques sont victimes de la corrosion .

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                                              Corrosion d’une chaîne métallique

De plus, pour les bâtiments, suite à la dissolution des roches calcaires et carbonatées par l’acide, des particules alcalines se dispersent dans les cours d’eau par filtration dans le sol ou par écoulement, et cela complique le traitement des eaux potables. Par exemple dans le Nord-Est des Etats-Unis, où deux tiers des cours d’eau ont vu leur pH monter rendant leur eau trop basique suite à une quantité trop élevée de calcium.

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                                                     Sculpture érodée par l’acidité

Tout cela a une conséquence également économique puisque les bâtiments ou infrastructures abîmés par cette acidité doivent être et sont constamment rénovés ce qui demande une somme d’argent très importante. Dans certaines régions où la pluie acide est un phénomène commun, le budget que les régions doivent mettre en place pour les rénovations est exponentiel.

    2. Conséquences sur la santé

Concernant notre santé, les pluies acides entraînent des problèmes respiratoires surtout chez les personnes âgées, les enfants ou encore les personnes souffrant d’insuffisance respiratoires et/ou cardiaques. En effet, le dioxyde de soufre est irritant pour les poumons et réduit la résistance aux infections pulmonaires. Cela entraîne le développement de maladies comme l’asthme et les bronchites.

 

CONCLUSION

Les dégâts causés par les pluies acides sont nombreux : déséquilibre des écosystèmes aquatiques, effets dévastateurs sur l’agriculture, les forêts, les monuments, les bâtiments, effets néfastes sur la santé …

Heureusement des solutions préventives et réparatrices, comme le chaulage que nous avons testé sur la croissance du persil, existent.

Cependant cela ne doit pas faire oublier le plus important qui est de réduire les causes maîtrisables des pluies acides, en réduisant la pollution à l’échelle mondiale.

Formation et simulation des pluies acides

Premièrement, nous allons étudier les différentes voies de formation des pluies acides. Puis, nous chercherons à reproduire une de ces réactions au laboratoire.

I) Formation des pluies acides

Avant de commencer, il faut savoir qu’une pluie dite normale est déjà acide en raison des gaz naturellement  présents dans l’atmosphère, en particulier dans les régions volcaniques. L’activité humaine ne fait qu’accentuer, parfois considérablement  l’acidité des pluies.

  1. Acidification liée aux phénomènes  naturels.

Une pluie dite normale est en fait acide, son pH est compris entre 5 et 6. En effet, c’est le  CO2  présent dans l’atmosphère qui va l’acidifier.

Ce dernier va se dissoudre dans les nuages selon la réaction :

                CO2(g) + H2O(l) = H2CO3 (aq)

La réaction avec l’eau se poursuit :

               H2CO3 (aq) + H2O(l) = HCO3 (aq) + H3O+ (aq)

On obtiendra donc la réaction suivante modélisée par l’équation bilan :

               CO2 (aq) +2 H2O (l) = HCO3(aq)+ H3O+ (aq)

Les pluies acides peuvent également être formées naturellement par les gaz émis par les volcans et les geysers .

Nous avons pris contact avec une météorologue active en Islande et spécialisée dans l’étude des volcans.  

La première question que nous lui avons posée est : “Est-ce que certaines régions du monde ont plus de risque de subir les pluies acides ?”

“Les régions les plus exposées aux risques sont localisées près des volcans qui sont en dégazage persistant ou en dégazage depuis un temps très long. Durant une éruption volcanique, beaucoup de gaz peuvent être relâchés en très peu de temps mais ce sont les volcans en dégazage continu depuis longtemps qui ont un gros impact sur les cultures proches. Cependant, un autre facteur important est le vent. Si les vents sont fréquents et orientés toujours dans la même direction, alors la pollution d’acide se dirige toujours vers les mêmes endroits et peut donc créer beaucoup de dommages à l’environnement.”

Le cas de l’acidification liée au dioxyde de soufre, qui peut être comme on vient de le voir d’origine naturelle ou lié à la pollution, sera exposé dans la partie suivante. 

En effet, l’activité humaine augmente la quantité de gaz présents dans l’atmosphère, ce qui a pour conséquence d’accentuer l’acidité des pluies.

    2. Acidification liée à l’activité humaine

L’activité humaine impacte beaucoup l’environnement et est en partie responsable de l’acidification des pluies.

Les pluies acides peuvent être causées par différents gaz :

  • le dioxyde d’azote (NO2)
  • le dioxyde de soufre (SO2)

Ces molécules de dioxyde d’azote et de dioxyde de soufre proviennent des rejets des machines modernes.

Les deux molécules réagissent au contact du dioxygène de l’air et le produit formé se dissout dans l’eau présente dans l’air.

Le dioxyde d’azote :

Il est produit par les centrales thermiques et les moteurs thermiques.

Il est formé à partir de diazote et de dioxygène qui forment premièrement du monoxyde d’azote :           N2 (g)+ O2 (g) = 2 NO(g)  

Ce monoxyde d’azote réagit ensuite lui aussi avec du dioxygène pour former du dioxyde d’azote :        2 NO(g) + O2(g) = 2 NO(g)

Le dioxyde d’azote qui est rejeté dans l’air est un gaz de couleur orangée. Il  donne un aspect coloré aux nuages de pollutions, souvent au-dessus des grandes villes. Dans l’atmosphère, il réagit avec l’eau pour produire de l’acide nitrique :

                     3 NO2 (g)+ H2O(l) = NO(g) + 2 HNO3 (aq)

L’acide nitrique a des propriétés acides et contribue à l’acidification des eaux de pluies.

Le dioxyde de soufre :

Il provient de la combustion du soufre :

                     S(s) + O2 (g) = SO2 (g)      

Le soufre est énormément présent dans les combustions fossiles, notamment le pétrole. En conséquence la production de dioxyde de soufre est élevée;

Ensuite, le dioxyde de soufre réagit avec de l’eau et du dioxygène pour former de l’acide sulfurique :

                  2 SO2 (g) + O2 (g)+ 2 H2O (l) = 2 H2SO4 (aq)

L’acide sulfurique a aussi des propriétés acides et contribue à l’acidification des eaux de pluie

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Formation des pluies acides

II) Simulation de la formation d’une pluie acide

  1. Préparation d’une solution acide par réaction chimique

Pour notre première expérience, nous avons voulu simuler la formation des pluies acides dans les nuages.

Pour ce faire, nous avons utilisé du soufre, du dioxygène et de l’eau distillée pour former de l’acide sulfurique.

L’équation qui représente cette réaction chimique est   

2 SO2 (g) + O2 (g) + 2 H2O (l) = 2 H2SO4 (aq)

Avant l’expérience, nous avons mesuré le pH de l’eau. Il était de 7.       

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Puis nous avons placé 5 g de soufre dans une petite coupelle, soit 0,16 mol de soufre :

       n = m/M                      avec M=32,065 g/mol

soit n = 0,16 mol      

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Nous avons préparé une bouteille contenant 100 mL d’eau distillée et du dioxygène  fermée par un bouchon en liège.

Grâce à un chalumeau, nous avons chauffé le soufre que nous avons ensuite introduit rapidement dans la bouteille avant de la refermer.      

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Nous avons pu observer un gaz blanchâtre et une flamme bleue, montrant une réaction chimique.

Au bout d’une minute, la combustion s’est terminée et la flamme s’est éteinte et nous avons mélangé le gaz et l’eau pour homogénéiser la solution.

D’après nos calculs théoriques,

   C = n/V   avec n= 0,16 mol et V= 100 mL

   C = 0,016 mol/L

Cette solution a pour concentration [H2SO4 ] = 0,016 mol/L

soit un pH de :

  pH = -log [H2SO4 ]      

  pH = 1,80

Nous avons mesuré le pH de notre solution avec le pH mètre qui a affiché un pH de 1,73  ce qui est cohérent avec le calcul précédent.

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Remarque : La pluie la plus acide qui ait été mesurée à ce jour avait un pH de 4. La solution précédemment obtenue a donc un pH trop acide. Il aurait fallu la diluer.

       2. Préparation d’une solution acide par dilution

Pour notre expérience sur l’influence de la pluie acide sur le persil (cf partie 3) nous avons préparé une autre solution acide à partir d’acide sulfurique.

Pour cela nous avons simplement effectué une dilution de l’acide sulfurique dans de l’eau distillée de pH 7. La solution mère d’acide sulfurique avait pour concentration 0,010 mol/L.

Nous avons calculé la quantité d’acide sulfurique à introduire dans notre solution fille.

Premièrement, nous avons cherché la concentration correspondant à un pH de 4,5 :

[sol]= 10-pH

      = 104,5

      = 3,2.105  mol/L

Ensuite, nous avons calculé la quantité d’acide sulfurique à prélever de la solution mère pour une solution fille de 1 L :

Vm = (Cf * Vf) / Cm       avec Vf = 1 L

     = (3,2.105 * 1 ) / 0,01

     = 3,2.103 L

     = 3,2 mL

Nous avons donc utilisé 3,2 mL de la solution mère. Le pH que nous avons obtenu a bien été de 4,5. Cette solution nous a servi pour l’expérience réalisée dans la partie 3.

CONCLUSION

En conclusion, les pluies acides sont des phénomènes très complexes.

Plusieurs causes sont à l’origine des pluies acides : les phénomènes naturels et ceux non naturels.

Premièrement, les phénomènes naturels sont incontrôlables. En effet, une grande partie des gaz causant les pluies acides sont naturellement émis par les volcans. Les Hommes sont impuissants contre les manifestations de la Nature.

Cependant, il existe de nombreuses autres sources qui émettent des gaz et qui ne sont pas naturelles. Les usines et les voitures n’ont fait qu’accroître la pollution sur terre depuis l’augmentation de l’industrialisation au 20ème siècle. Mais ces sources d’émission de gaz sont heureusement contrôlables. Nous pouvons en effet limiter les gaz émis par les usines et voitures.

Cependant, bien que les pays se réunissent à la COP 22 par exemple pour limiter leur émission de gaz, les gaz rejetés sont encore bien trop importants pour limiter  la formation de pluies acides. Les conséquences sur l’environnement restent trop importantes, il est donc impératif de mettre en oeuvre des solutions pour limiter ces conséquences.